quarta-feira, dezembro 31, 2008

Diversité des reliefs et des espèces marines

Les Açores figurent depuis peu dans les brochures de plongée, et pourtant la destination vaut le détour pour la découverte de ses sites inexplorés et diversifiés qui s'adressent autant aux plongeurs débutants qu'aux plus confirmés. Les archipels volcaniques ont la particularité d'offrir des reliefs sous-marins d'une grande variété, et les Açores n’échappent pas à la règle. Au fil des siècles, les pierres en fusion se sont solidifiées au contact de l'eau en créant des grottes et des canyons de toutes profondeurs et de toutes tailles. Dans ce décor ludique peuplé d'une diversité surprenante de poissons, les plongeurs s'en donnent à coeur joie, flânant entre les tunnels, les arches, les grottes et les débris d’effondrements de falaises.
Avec plusieurs centaines d’espèces de poissons et de mollusques, et la présence marquée de cétacés, les Açores sont un véritable aquarium vivant pour les amateurs d’observation sous-marine. On y rencontre toute la faune européenne tels que les sars, mérous, vieilles, mostelles, araignées, murènes, poulpes, saupes, girelles, rascasses (...) qui cohabitent avec des espèces tropicales, telles que les barracudas, sérioles, wahoos, tassergals, daurades coryphènes et bien d'autres. Si le mélange des espèces de poissons surprend immanquablement les plongeurs, leur taille impose d'emblée le respect.
Des sites de plongée préservés
Parmi les quinze sites de plongée répertoriés sur la moitié Sud de l’île, les canyons, situés en face de l’hôtel, me laissent le souvenir le plus impérissable. Depuis la surface, le lieu est tout simplement magique. Pour y accéder, Paul, le skipper, nous fait passer entre les deux îlots volcaniques des Cabras (littéralement îlots des chèvres), qui émergent des flots comme deux monts mordorés au milieu d'une savane bleue mouvante. Surnommés El Grande (le grand rocher émergeant à 147 mètres ) et El Pequeno ( pour le plus petit de 84 mètres de haut), les deux îlots situés à 1km de la côte, sont au centre d'une zone marine protégée. Chaque été, plusieurs espèces d'oiseaux migrateurs y font escale pour leur nidification. Sous l'eau, le site est tout aussi unique et peuplé de nombreuses espèces de poissons. Rongée par des siècles d’intempéries, la base de la roche présente diverses failles et anfractuosités qui se prolongent majestueusement dans la mer. Le bateau s’immobilise à l’extrême Est du plus grand îlot et nous nous immergeons dans un large canyon parallèle orienté Sud/Nord.
La visibilité ne s’étend pas au-delà de 15 mètres, aussi je préfère me concentrer sur la recherche de rascasses, d'araignées, de murènes ou de poulpes cachés dans les anfractuosités de la roche. La récolte d’images s’avère effectivement productive. Le fond du canyon descend jusqu’à 22 mètres et remonte ensuite progressivement vers 10/12 mètres. Le long des parois ocres, les poissons perroquets et girelles paon font du nettoyage en broutant les algues sur leur passage. J'essaie de photographier les girelles femelles, plus petites et plus bariolées que les mâles. Toujours en mouvement, elles sont très difficiles à photographier. Je me rabats sur les balistes qui nous suivent à distance depuis le départ en jouant avec nos bulles. Peu avant la sortie, nous passons au travers d'une arche formée par la chute d’une pierre dans le canyon. L’endroit est très singulier et je regrette déjà de quitter ce paysage sans l'avoir immortalisé à sa juste valeur à cause d'une visibilité moyenne. Pourtant à la sortie, une surprise de taille nous attend. Au-dessus de nos têtes tournoient deux belles raies aigle, dont l’ombre se détache grâce à l’effet du contre-jour. Je les observe deux secondes avant de m'élancer pour les suivre à distance, mais mon binôme m’arrête juste à temps pour admirer l'envol d'une autre raie aigle juste à côté de nous ! Un peu plus loin, un quatrième sélacien bat des ailes... La magie des Cabras opère.
Après une heure de pause au milieu des oiseaux, nous nous immergeons sur le deuxième îlot, "El Pequeno", situé juste en face de notre hôtel. Ce site est réputé pour son immense grotte à 17 mètres de profondeur. Dès l'entrée, j'ai presque envie d'ôter mes palmes à défaut de chapeau pour marquer mon respect face à ce lieu quasi-mystique sculpté par les marées et les intempéries selon les bonnes grâces de Neptune. Je traîne volontairement derrière la palanquée pour prolonger ce délicieux moment de sérénité en apesanteur dans la pénombre, imaginant d'étranges rites de fantasques créatures subaquatiques... Depuis l'intérieur de la grotte, la vue sur les tombants de l'îlot qui plongent drastiquement vers les abysses est magnifique. Je sors de ma torpeur avant d'apercevoir les dernières bulles de la palanquée, qui doit être à la recherche de raies, réputées très fréquentes dans les parages. Dans le bleu, nous croiserons quelques sars de belle taille et au loin apercevrons des barracudas, mais les belles ne nous feront pas l'honneur d'une visite cette fois.
Des sites diversifiés
Quelles que soient les conditions météo, la diversité des sites permet de plonger tous les jours autour de Terceira. Un atout important car la mer peut être parfois très houleuse dans cet archipel flottant au milieu de l'océan Atlantique. Si certains sites au bord des côtes sont accessibles aux plongeurs niveau 1, la plupart des sites d'intérêt sont destinés aux plongeurs niveau 2 minimum avec plusieurs plongées à leur actif, les conditions de mise à l'eau et de récupération pouvant être parfois sportives.
Le sec de Serreta
Quand la houle de l'Ouest est calme, la découverte du sec de Serreta, du nom du village le plus à l'Ouest de l'île, s'impose. Il faut certes compter une heure de navigation pour s'y rendre, cependant si les conditions météo sont favorables, ça vaut vraiment la peine. Le bateau tient bien la mer et le trajet passe vite, d'autant qu'un groupe de tursiops nous accompagne pendant un bon quart d'heure... Nous arrivons sur les lieux où quelques barques de pêcheurs à la ligne sont déjà bien installées, confirmant la réputation du site pour le passage de "gros". Le paysage côtier est aussi désert que sauvage : un bonheur pour les amoureux du grand large que nous sommes. Dès l'arrêt des moteurs, un silence sain règne à bord. Chacun d'entre nous s'imprègne du bruit de l'océan troublé du cri perçant des mouettes, et admire la haute falaise escarpée au pied de laquelle se brisent les vagues. Paul et Manuel partagent avec fierté ce moment privilégié qui nous permet de goûter au parfum de leur île natale." La visibilité est excellente ! " s'écrit le moniteur Olivier qui s'est mis à l'eau après avoir trouvé le site de plongée grâce aux points GPS précieusement révélés par un pêcheur local. C'est effectivement ce que nous découvrons quelques minutes plus tard en plongeant dans le bleu pur et profond de l'océan. Dès les premières minutes de l'immersion, un banc de carangues vient à notre rencontre comme pour nous souhaiter la bienvenue. Elles seront nos guides et ne nous quitteront pas d'une palme pendant toute l'exploration ! Le sec, situé à 2 milles nautiques de la côte, est composé de trois gros rochers autour desquels nous évoluons tout en restant attentifs à l'apparition d'éventuels prédateurs, apparemment nombreux sur ce site où se mélangent les vents et les courants. Nous descendons jusqu'au fond sablonneux, vers 34 mètres, pour observer un mérou de belle taille à la robe brunâtre marquée de tâches blanches, qui se réfugie immédiatement dans une cavité.
Imperturbables, les poissons perroquets et les girelles paons continuent de brouter les algues sur la paroi rocheuse, sous l'oeil goguenard d'une murène dont seule la tête sort de son refuge, telle une commère à sa fenêtre. Attirées par ce remue-ménage, quelques balistes rejoignent notre palanquée digne d'un cortège présidentiel. Je me laisse glisser avec volupté dans cette ambiance joyeuse et harmonieuse, quand tout à coup, j'aperçois un bout de filet dériver avec un congre entortillé dans ses mailles. Je me rappelle mon entretien avec Joao Pedro Barreiros, Docteur en biologie et écologie marine. D'après lui, si les Açores sont réputées pour la pêche, l'archipel n'est pas encore concerné par le problème de surpêche, l'affluence des poissons sur les sites de plongée nous le confirmeront durant notre séjour... Mais selon lui, il faut rester prudent avec ces observations. Les îles volcaniques ne disposent pas de plate-forme continentale, d'où la fausse impression d'abondance car la biomasse est concentrée au bord des îles et dans la zone des 100 mètres. Retour sur le site de Serreta où nous nous trouvons au beau milieu d'un boulevard sous-marin traversé par un magnifique banc d'une cinquantaine de barracudas. Dernière vision avant de remonter et d'entamer notre palier en compagnie des fidèles carangues qui nous escorterons jusqu'à la surface.
Après un pique-nique au pied des falaises du cap de Serreta d'où pendent les pieds et les lignes des pêcheurs, nous faisons route vers le site des "cinco Ribeira" (les cinq rivières), une station balnéaire très prisée des habitants de Terceira, qui se trouve à mi-chemin de la marina. Avec son fond sablonneux de 18 mètres maximum et ses petites grottes, ce site très facile d'accès s'adresse surtout aux plongeurs débutants, mais interpelle les plus expérimentés pour ses découvertes surprenantes, comme cette nuée de petites crevettes transparentes aux yeux brillants cachées au fin fond d'une caverne protégée par des mostelles, ou ces drôles de carrelets couverts de tâches jaune et orange qui se camouflent dans le sable en changeant de couleur pour se fondre dans le paysage.
Les barbiers et les raies pastenagues trouvent également leur bonheur dans le sable blond. J'observe une raie pastenague filtrer le sable avec sa bouche à la recherche de petits coquillages et d'animaux benthiques et me rappelle qu'elle se ventile à l'aide d'un orifice situé derrière l'œil qui lui permet de s'oxygéner. On ne se lasse pas d'admirer les ondulations de ses nageoires pectorales qui donnent un côté très gracieux à ses déplacements. À priori déserts de vie, les fonds sablonneux regorgent d'animaux à qui sait y prêter un peu d'attention. Mais les grottes des cinq rivières méritent aussi que l'on s'y attarde pour leurs parois ornées de nombreuses rascasses et de nudibranches et pour les poulpes qui en apprécient les multiples cachettes.
À l'extrémité Est de Terceira, l'îlot de Mina émerge des flots à 30 minutes de bateau de la marina. Les plongeurs évoluent autour d’un grand plateau posé à 22 mètres de profondeur sur un fond sablonneux. Selon leur orientation au courant et à la pénombre, les arêtes des roches sont tapissées d’asparatus. Le long des tombants, il est fréquent de croiser des petits bancs de sars, de castagnoles, de chinchards et de girelles. En prenant le temps de chercher dans les failles, on peut dénicher des porcelaines et des nudibranches, dont nous aurons plusieurs fois l’occasion d’observer les pontes, sous la forme de fleurs aux délicats pétales blancs. Posés sur leur promontoire, les rascasses attendent leurs proies comptant sur leur tenue de camouflage pour les attaquer par surprise. Sur le fond tapissé d’algues, quelques saupes picorent ici et là. Je rejoins mon binôme qui me fait des signes pour me montrer l’entrée d’une anfractuosité surveillée par quelques anthias arborant une robe d’un violet vif. Dans la pénombre, je devine les barbilles d’une timide mostelle qui s’échappe rapidement par un passage secret. Omniprésentes et curieuses, les balistes nous suivent en se tenant à distance.
Découverts récemment et encore peu fréquentés, les fonds marins de Terceira offrent un potentiel remarquable de sites et de rencontres avec une faune très diversifiée. Par ailleurs, il faut savoir qu'un nombre inconnu de galions dorment dans les fonds limpides autour des Açores. Attaqués par des pirates et des corsaires ou coulés par des tempêtes, nombres de frégates et de caravelles ont fait naufrage autour de Terceira, dont la capitale Angra do Heroïsmo a connu son heure de gloire au XVIIIème siècle. Un véritable musée englouti attend donc d’être découvert et valorisé, un argument de taille pour attirer les plongeurs amateurs d'histoires et d'épaves.

Etiquetas: , , , ,

terça-feira, dezembro 30, 2008

Observation des cétacés

Les Açores font partie des zones les plus réputées au monde pour l’observation des cétacés. Situé au milieu de l'océan Atlantique, à l’intersection de plusieurs courants marins et de masses d’eau, l'archipel est le point de rencontre de diverses espèces de cétacés qui se sont sédentarisés dans ses eaux limpides et protégées, ou qui migrent entre l'Équateur et l'Arctique. Parmi les 24 espèces de baleines et de dauphins recensées aux Açores (sur un total mondial de 82 espèces), une quinzaine d'entre elles sont présentes tout au long de l’année. Le cachalot, le dauphin commun, le grand dauphin, le dauphin de Risso et le dauphin tacheté font partie des espèces les plus fréquemment rencontrées lors des sorties en mer. Afin d’éviter les risques de surdéveloppement du whale-watching, une réglementation régionale a été mise en place en 1999 par le gouvernement açorien en collaboration avec l’université des Açores et l'organisation "Espaço talassa",basée sur l'île de Pico et pionnière en matière d'observation des cétacés. Inspiré par son approche, l'hôtel Terra Do Mar propose des sorties whale- watching de juin à octobre.
Les Açores, royaume des cachalots ?
Quant on évoque les Açores, l'image des cachalots y est automatiquement associée. Prisés dès le 18ème siècle pour leur énorme tête qui fournissait des centaines de litres de spermacéti, une huile très pure utilisée pour de multiples usages, les cachalots ont été chassés dans l'archipel jusqu’en 1985. L’interdiction de la pêche commerciale est intervenue en 1988 suite à l'alerte lancée par les scientifiques sur les risques d’extinction de cet incroyable cétacé.D'après Joao Pedro Barreiros, docteur en biologie marine et écologie animale à l’université des Açores, entre 5000 et 15 000 cachalots (Physeter macrocephalus) transitent aux Açores chaque année. Sans parler d'une population açorienne, on peut évoquer une population migratoire avec des mâles présents tout au long de l'année pour chasser les calamars dont ils sont friands, et des femelles qui s'y rendent dès le mois de mars pour la reproduction et la mise bas, avant de redescendre vers le Cap Vert à la fin du mois d'octobre. Une fréquence qui assure des rencontres régulières dans l'archipel, d'où le développement du whale-watching sur plusieurs îles comme Pico et Terceira.Pouvant peser plus de 50 tonnes, le cachalot peut mesurer jusqu’à 20 m de long. Sa tête colossale représente le tiers de son corps et pèse à elle toute seule jusqu’à 16 tonnes. Les plongeurs ont de quoi envier les performances de ce cétacé qui détient le record d'apnée avec une moyenne estimée à 60 minutes. Il chasse surtout entre 300 m et 1000 m de profondeur où il traque les calamars et pieuvres géantes. Quand il plonge, le cachalot abaisse la température du spermaceti contenu dans sa tête en faisant pénétrer de l’eau par son conduit nasal. L’huile devient solide et favorise la descente. Pour remonter, il lui suffit de chasser l’eau par son évent, qui se situe sur le dessus de sa tête et qui se ferme pendant la plongée. Une technique parfaite qui a inspirée nombre de physiciens et fabricants de matériel de plongée... D'après les statistiques des organismes d'observation de cétacés, il n'est pas rare dans l'archipel de rencontrer des troupeaux d'une dizaine d'individus composés de femelles et de jeunes.Bien que la chasse soit interdite depuis une vingtaine d'année, le cachalot est inscrit sur la Liste rouge de l'IUCN comme espèce vulnérable.


24 espèces de cétacés
Malgré plusieurs sorties en mer pendant notre séjour et malgré le fait que septembre soit une période assez favorable pour l'observation, nous ne croiserons pas le chemin des cachalots. Le fait que les animaux ne soient pas forcément au rendez-vous fait partie du concept de l'observation en milieu sauvage et il faut naturellement l'accepter sans aucune amertume. D'autant que l'archipel nous offrira de multiples occasions de rencontrer d'autres espèces de cétacés, que ce soit sur le trajet vers les sites de plongée ou lors d'une sortie whale-watching proposée par l'hôtel Terra Do Mar. Le skipper "Nuno", originaire de Terceira, encadre l'activité et fait partager aux passagers sa bonne humeur et sa passion pour les mammifères marins. Bien que plus timide, Ana Carvalho, la biologiste marine qui l'accompagne, n'en est pas moins intéressante et renseigne très bien les passagers sur les moeurs des animaux rencontrés. Son français un peu hésitant s'améliore de jour en jour et nul doute qu'Ana saura s'exprimer parfaitement sur la question dans peu de temps. Ana et Nuno proposent des sorties de 3h30 environ et des excursions à la journée avec repas inclus. Afin de conjuguer l'observation des baleines et la découverte d'une autre île, nous décidons de participer à l'excursion de Sao Jorge, située à 24 milles nautiques, soit 44 km de Terceira. Nous embarquons à bord du bateau semi-rigide d'une capacité de 12 personnes maximum basé à la marina d'Angra do Heroismo.
À peine avons-nous dépassé le monte Brasil, que nous voilà escortés par un banc de dauphins communs. Ana nous informe que ce dauphin se déplace en groupes de plusieurs dizaines d’individus à une vitesse de 4 à 5 nœuds (vitesse de pointe pouvant s’élever à 30 nœuds). Ce cétacé mesure entre 2 m et 2,60 m et pèse entre 75 kg et 130 kg. Il respire toutes les 30 secondes et peut rester jusqu’à 8 minutes sous l’eau. C'est Nuno le premier qui remarque l'arrivée de dauphins tachetés dans le banc. Plus petits et plus trapus, ils sont reconnaissables -comme leur nom l'indique- à leur robe tachetée et à leur tempérament joueur. Ils nous suivrons d'ailleurs à l’étrave pendant un bon quart d'heure. L’adulte peut atteindre 2,30 m et peser 140 kg. Ce dauphin vit en groupes de 10 à 50 individus et fréquente les eaux açoriennes à partir du mois de juin.
Malgré les demandes des passagers de s'arrêter pour une mise à l'eau, Nuno décide de poursuivre notre chemin, car il reste encore une bonne distance à parcourir et ces espèces ne sont pas les plus adaptées pour nager auprès d'elles. Quarante minutes plus tard, nous rencontrons un banc de tursiops au beau milieu de l'archipel entre les îles de Terceira et de Sao Jorge ! Cette fois, Nuno réduit la vitesse et nous autorise à nous mettre à l'eau à la seule condition de respecter la charte éthique d'approche des animaux (selon l'arrêté régional de 1999) qu'il nous rappelle avec insistance. Bien que chaque cas soit différent, certaines règles de base doivent être respectées de manière générale.
Nous pénétrons délicatement dans l'eau, équipés de nos palmes, masques, tubas et caissons. La vision des dauphins évoluant dans le bleu limpide et les cliquetis et sons qu'ils émettent continuellement, nous plongent directement dans un monde féerique. Si l'expérience est courte, elle n'en est pas moins intense, les tursiops adoptant un comportement très sociable tant au sein de leur groupe qu'avec les visiteurs palmés que nous sommes... À notre retour à bord, Ana nous renseigne sur la taille maximale de cette espèce, qui peut atteindre 3,70 m pour un poids de 650 kg. Tous les deux à trois ans, les femelles donnent naissance à un petit. Le tursiops, encore appelé grand dauphin, prend sa respiration 2 à 3 fois par minute, mais peut rester en apnée plus de 10 minutes en période de chasse. Un groupe de 50 à 80 individus est observé toute l’année aux Açores. À notre arrivée à Sao Jorge une heure plus tard, nous assistons à nouveau à un spectacle d'accueil orchestré par des tursiops et des dauphins communs qui exécutent plusieurs sauts, avec en arrière-plan, les montagnes abruptes et les longues cascades se jettent dans la mer... Un spectacle inoubliable. Sur le chemin du retour, comblés par ces belles rencontres avec les dauphins, nous scrutons l'horizon dans l'espoir d'apercevoir le souffle d'un cachalot. Si cette opportunité ne nous ait pas offerte, nous avons néanmoins la chance de croiser, au large des îles, une baleine de Cuvier également connue sous le nom de baleine à bec (Ziphius cavirostris). Cette espèce présente un corps fusiforme, avec une petite tête, et mesure environ 6 m pour un poids variant entre 2 600 kg et 5 000 kg. Nous l'avons remarquée grâce à la belle gerbe d'eau projetée par son évent, nous indiquant qu'elle n'allait pas tarder à sonder. Ana nous apprendra plus tard que cette petite baleine a la particularité de ne posséder que deux dents à l'extrémité de la mâchoire inférieure. Dès notre arrivée à Terceira, un banc de dauphins tachetés et de dauphins communs nous escortera presque jusqu'à la marina ! Cette journée nous a réellement permis de mesurer les possibilités de rencontres avec les mammifères marins et nous sommes désormais convaincus que les Açores constituent une formidable zone d'observation, tant au niveau de la fréquence des rencontres que de la diversité des espèces et de l'importance des bancs.

Etiquetas: , , , ,

quinta-feira, abril 24, 2008

Exposição de posters em Ciências Marinhas dos Açores (2ªFase)

Decorre de 22 a 24 de Abril no hall do Complexo Científico da Universidade dos Açores, a 2ª fase da exposição Posters em Ciências Marinhas nos Açores, 2007. Estão em exposição posters de investigação sobre a temática Ciências Marinhas, apresentando trabalhos dos três pólos da Universidade dos Açores, Departamento de Biologia (S. Miguel), Departamento de Ciências Agrárias (Terceira) e Departamento de Oceanografia e Pescas (Faial). O apoio Câmara Municipal de Ponta Delgada foi também essencial nesta segunda fase. A exposição tem como principais objectivos: dar a conhecer a investigação desenvolvida no Arquipélago dos Açores e promover a troca de ideias e a cooperação entre investigadores com linhas de investigação comuns ou transversais, potenciando a investigação na Região. Organizada pelo Observatório do Mar dos Açores - OMA, este evento resultou do envolvimento dos três pólos acima mencionados e da disponibilidade e interesse dos diversos investigadores em divulgar os seus resultados. Esperamos nas próximas sessões alargar a participação a outros grupos e investigadores da Região.Esta exposição encontra-se na segunda fase, tendo a primeira decorrido no Faial, e seguindo brevemente para a ilha Terceira. Os posters expostos estão a concurso nas categorias de Melhor Contributo Regional, Melhor Componente Social, Melhor Design e Melhor Poster Científico, sendo o jurí constituído por todos os que visitarem a exposição, através dos boletins disponíveis no local. Assim, se é profissional na àrea das Ciências Naturais, estudante, investigador ou simplesmente interessado por assuntos do Mar, venha descobrir alguns dos trabalhos desenvolvidos entre 2005 e 2007 nos próximos dias 22 a 24 de Abril, na entrada do Complexo Científico da Universidade dos Açores, São Miguel.

(In Azores Digital)

Etiquetas: , , ,

segunda-feira, março 03, 2008

Mar - É possível fazer mais.

Prossegue a série de encontros "Ideias & Debates", tendo sido o mar, na sua vertente lúdica e de conhecimento, o mote dado pela organização para mais uma sessão aberta ao público e cujo objectivo é simplesmente pôr a sociedade açoriana, e particularmente a terceirense, a discutir as temáticas actuais que mais a afectam."Porque andamos de costas voltadas para o mar?", foi a questão fulcral da introdução feita por Paulo Ribeiro, à qual reagiram de forma própria cada um dos três oradores convidados. João Monjardino, arquitecto de profissão e praticante de surf, começou por contextualizar a orla costeira da ilha Terceira, referindo os 90 quilómetros de perímetro, dos quais "apenas" 3,5 (3,88%) estão disponíveis para uso social, e alertando para o facto de "nas últimas duas décadas" se terem perdido 1800 metros de frente costeira. De seguida lamentou alguma "falta de imaginação" nas actividades marítimas que se praticam entre nós na dita época baixa, fazendo um "repto" para inovar, aproveitando o potencial "imenso" que o mar proporciona. Relembrando que a responsabilidade do "bom uso" da costa marítima cabe a todos, João Monjardino não deixou de focar o lamentável estado da orla na zona do cabo da Praia onde "à custa da inovação e do desenvolvimento, que são ferramentas essenciais" o mar está poluído e a situação tarda em resolver-se. Citando uma conhecida publicação mundial de surf, mostrou como se pode passar uma imagem "triste e terceiro-mundista" de um local aprazível como a nossa região e as nossas águas. E não deixou de apontar a má "infra-estruturação" da zona industrial praiense como a causadora dos problemas. Mas sempre com uma visão "futurista e optimista, ciente de que a realidade pode e deve mudar para melhor", concluiu.Jorge Vieira, responsável pelo Angra Iate Clube, foi o segundo a falar, e começou versando a "cultura náutica" das nossas gentes como estando em "baixa", dando como certo que apenas a "aposta" nos escalões de formação pode sustentar uma "mudança de atitude" das pessoas face ao mar, isto numa clara alusão às dificuldades da prática desportiva para as actividades marítimas.Alertando que "as autoridades responsáveis" devem contribuir para essa mudança de atitude, lamentou a "falta de exigência" dos terceirenses nas condições que lhes são oferecidas para aproveitar as valências do mar, exemplificando a afirmação com as "obras de remodelação do Porto das Pipas, que não trouxeram sequer as condições mínimas para a prática das actividades náuticas", referiu.Falou também da realidade actual de quem investiu no âmbito da acção marítimo-turística, realçando o incremento de "qualidade" que tem sido levado a cabo nos últimos anos, altura em que não se entendem as dificuldades sentidas para "a formação de navegadores de recreio", e deixando ainda um repto no sentido de dar "mais vida" às marinas da ilha, cujos picos de utilização se prendem com as provas de vela de cruzeiro que se vão organizando entre nós. João Rodeia, da Universidade dos Açores, foi o responsável por uma abordagem científica da nossa visão do mar, isto na vertente do conhecimento que se propunha aos presentes. Lamentou, desde logo, "erros crassos" que se vão cometendo nas obras feitas pela orla costeira, deixando no ar que o conhecimento "existe, mas por demasiadas vezes, não se aplica", isto também numa menção clara ao areal da Praia da Vitória e ao "uso e abuso" comercial dado à areia, um elemento "fulcral para se manterem as características do lugar, o que parece descurado gravemente". João Rodeia alertou para o contra-senso das exigências feitas a quem "tem ligações ao mar", que vão impedindo o acesso do cidadão comum ao mar, assim como dos mais novos. Referindo que a "motivação" tem de ser criada e o papel da "investigação como caminho mais curto para atingir fins", João Rodeia disse "não compreender" uma certa aculturação marítima que é emergente, sendo que "os miúdos são o nosso futuro e é urgente dar-lhes um contacto vivo com o mar", referiu como um repto às próprias instituições e estabelecimentos de ensino que "pecam" pela ausência nessa vertente. O espaço dedicado ao debate foi animado e permitiu diversas intervenções, a maioria em aberta interacção com o painel de convidados, e onde se denotou uma certa "frustração" generalizada pela forma como são geridas as nossas ligações com o mar. Em termos de infra-estruturas básicas foi feito um "alerta" para obras futuras; em termos de promoção turística foi visível que haverá muito mais a fazer e que é até patente uma certa "asfixia" em relação aos investidores e face às necessidades que se apresentam nos Açores. Na parte da formação humana e educacional foi deixada uma palavra para os desportistas náuticos que, numa região atlântica e incompreensivelmente, têm "poucos apoios e escassas oportunidades de singrar no exterior"."Uma legislação complexa e um sem-número de entraves" foram as causas apontadas para a actual escassez de actividades marítimas "diárias e corriqueiras", a que a nossa realidade geográfica e histórica nos devia "obrigar" Foi também reforçado o factor "misticismo" que o mar encerra como preponderante na dinamização que pode ser dada em diversas frentes, deixando-se claro que as próprias denominações das duas cidades terceirenses (Angra do Heroísmo e Praia da Vitória) são, intrinsecamente, causas do sua forte ligação ao mar, qualidade que, no entender de muitos dos presentes, "tem caído no esquecimento dos decisores políticos", mas sempre com um sentido de que "no horizonte" haverá "mais e mais a fazer".

(In Azores Digital)

Etiquetas: , ,

quarta-feira, janeiro 09, 2008

Tragédia dos comuns nas pescas

A denominação “Tragédia dos Comuns” é conhecida na gíria dos economistas para identificar bens e serviços que são rivais no uso mas que não têm direitos de propriedade bem definidos.
O caso mais exemplar é o pastoreio de baldios. Nesta situação, como o custo de pastoreio do baldio é nulo, cada pastor tem tendência a colocar o maior número de cabras possível no baldio. No entanto, como todos os pastores têm o mesmo comportamento, vão continuar a colocar cabras no baldio até que rendimento líquido de cada um deles lhe dê apenas para pagar o seu salário de subsistência.
Um outro caso paradoxal é o congestionamento de tráfego nas cidades. Neste exemplo se o custo de circular de automóvel na cidade for nulo cada automobilista tende a usar ao máximo a rede viária disponível. Todavia, como todos os outros automobilistas têm a mesma atitude, a cidade vai ficando congestionada até que a vantagem de todos eles de circularem seja nula.
Um terceiro exemplo tem a ver com a poluição atmosférica. Nesta situação o custo de utilizar a atmosfera para diluir as emissões gasosas é zero e, sendo assim, todos os poluidores tendem a emitir para a atmosfera a seu belo prazer. O problema é que todos fazem o mesmo até ao ponto de não haver qualquer vantagem de o fazer e correndo-se o risco de descalabros ambientais.
A exploração do recurso pesqueiro está também sujeita à mesma situação se não houver atribuição de direitos de propriedade. Na verdade, na ausência de direitos como quotas transaccionáveis ou direitos territoriais, todos os pescadores tendem a manter o esforço de pesca enquanto tiverem rendimento. E como todos os pescadores fazem o mesmo, o que tende a acontecer é que o esforço de pesca aumenta até que o rendimento dos pescadores sirva apenas para garantir a sua subsistência. Esta é a razão fundamental pela qual existem comunidades piscatórias empobrecidas. E como o rendimento tende a ser de subsistência a atitude das famílias dos pescadores é colocarem toda a família a trabalhar e terem muitos filhos para que aumentem ainda mais o esforço de pesca. É por esta razão que nos Açores existem 240 mulheres dedicadas à pesca com condições trabalho precárias como denuncia a UMAR. São elas, são os seus maridos e são os seus filhos.
Os locais onde tal acontece são, sintomaticamente, os locais onde não existem muitas alternativas de emprego. E a acrescentar este facto está necessariamente o pagamento diferenciado entre homens e mulheres, e entre mais velhos e mais novos.
Duas questões podem ser levantadas. Por um lado para saber porque razão há comunidades piscatórias que conseguiram obter níveis de desenvolvimento maiores do que outras nos Açores? A razão não tem a ver com o direito de propriedade dos recursos pesqueiros que tende a ser semelhante em todas as ilhas com a existência de livre acesso até à relativamente pouco tempo. A razão tem a ver com a possibilidade de emprego alternativo o que aumenta o custo de oportunidade da actividade piscatória, definindo assim uma espécie de salário mínimo. É isto que acontece em São Mateus e no Corvo mas não ocorre em Rabo de Peixe ou na Ribeira Quente.
Por outro lado é fundamental saber o que pode ser feito em termos de política? As medidas são de alguma forma óbvias tendo em atenção o exposto atrás e considerando o que vai ocorrendo de bom e de mau por todo o mundo. Em primeiro lugar é essencial definir direitos de propriedade sobre os recursos marinhos. E aí é preciso excluir desde logo todos os pescadores que são provenientes de fora da circunscrição de cada porto pesqueiro. Depois é importante criar empregos alternativos no turismo, na administração e na indústria como se faz em São Mateus. Finalmente há que ganhar valor ao longo da cadeia logística até ao restaurante de peixe de Madrid, Tóquio e Nova Iorque.


(Prof. Tomaz Dentinho In A União)

Etiquetas: , , , , ,

segunda-feira, dezembro 31, 2007

Gestão Europeia do mar Açoriano

Se olharmos para o mapa da União Europeia verificamos que as ilhas dos países mais desenvolvidos, e os países onde o mar respresenta grande parte da sua riqueza, preferiram ficar de fora da União Europeia, embora a porta esteja sempre aberta para eles entrarem. Estão neste caso países como a Islândia e a Noruega e ilhas como as Faroe, pertencentes à Dinamarca, e como as Ilhas do Canal e a Ilha de Man pertencentes Grã Bretanha. Isto para não falar das inúmeras ilhas sobre as quais os países europeus exercem soberania, no Atlântico, no Índico e no Pacífico, que, ao contrário de algumas das suas vizinhas francesas como Martinica, Guadalupe e Reunião, preferiram ficar de fora da União Europeia embora continuando a fazer parte do seu antigo país europeu. Mas se isto é assim convém que os açorianos se questionem porque razão esses territórios preferiram ficar de fora da lógica continental e estudem, por si mesmo, formas de ligação ao espaço europeu diferente daquele que ocorre com qualquer região do Continente; não numa atitude de pedintes à procura de financiamentos colonizadores, como acontece com os Domínios Franceses, mas sim como iguais que julgam defender melhor os seus interesses e do seu país fora da lógica carolíngia. Aliás, se os Açores defendem e bem a autonomia regional face ao Continente Português, porque razão não devem repensar e redefinir essa autonomia, agora face ao colosso europeu?
A razão deste repto tem a ver também com a constatação de que a Política de Pescas Europeia é um falhanço total na gestão dos stocks de pesca e que a eventual aprovação do novo Tratado de Lisboa só dá indícios de vir piorar as coisas. A Política Europeia de Pescas define quotas e cabe aos países ficalizarem essas capturas. Mas qual é a autoridade espanhola que vai fiscalizar as capturas feitas pelos barcos espanhóis nos mares dos Açores? O que eles têm é barcos fábrica e barcos hospitais para roubarem o máximo sabendo que mais tarde ou mais cedo a política tem de mudar. Mas quando mudar eles já têm direitos adquiridos e aquilo que pensávamos que era mar português e açoriano é, de facto, um deserto marinho controlado por espanhóis. Para agravar esta situação as negociações das quotas de pesca são feitas de forma desastrosa: os cientistas gastam rios de dinheiro em investigação para defenderem uma quota de X para cada espécie; a Comissão, desconfiada do fundamentalismo dos cientistas propõe 2X, e o Conselho acaba por aprovar 2X + A para compensar o pagamento de uma autoestrada extra para o Continente ou para os Açores. Para além do mais todos esses Xs vão beneficiar países como a Espanha e não deixam qualquer valor nos Açores. Isto porque o governo açoriano e português vendeu com alegria e despudor aquilo que não lhe pertencia. Se calhar só para ter o gosto estúpido da visita do Rei de Espanha na sua viagem de conquista que há dois anos fez às nossas ilhas.
Bem sei que o Governo dos Açores colocou a Comissão Europeia em Tribunal Europeu mas a posse do mar para melhor o gerir de forma sustentada em favor do desenvolvimento dos Açores não se faz apenas no papel. É preciso ter a coragem de dizer que assim não queremos ficar na Europa que nos rouba o mar e nos limita a Terra, corrompendo os nossos políticos e eleitores com obras de fachada. É preciso ter a inteligência para saber mais e melhor sobre as consequências de ficarmos dentro e de ficarmos de fora. É preciso que falem com esses europeus de igual para igual e não com uma mão estendida e outra no ar com o medo incompreensível de quem pode ser posto fora. Sair é sempre a alternativa que deve ser colocada, analisada e sempre implementável. Caso contrário roubam-nos tudo para o delapidarem num ápice. Aliás como já fizeram entre as cem milhas e as duzentas milhas; não tenham dúvidas.Os Açores de fora da Europa para defesa do mar é a forma sábia de manter Portugal.

(Prof Tomaz Dentinho in A União)

Etiquetas: , , , , ,